Jeûne intermittent – Comment obtenir tous les benefices

Jeûne intermittent assurer benefices

Le jeûne intermittent a longtemps, faute de connaissance, été critiqué et jugé comme extrême et dangereux.

Conseiller de sauter le petit déjeuné était comme commettre une énorme faute diététique.

Le petit déjeuné nous a toujours été « vendu » comme le repas le plus important de la journée.

Depuis mon enfance j’entends constamment « Il faut bien manger le matin pour avoir une bonne santé et faire le plein d’énergie pour la journée ».

Mais depuis que je ne prends plus de petit déjeuné  je me sens beaucoup plus dynamique, je n’ai plus de coups de fatigue en milieu de matinée et mes niveaux de santé et d’énergie n’ont cessé d’augmenter.

Au début j’ai testé le jeûne intermittent par curiosité.

Et maintenant je ne peux plus m’en passer, c’est devenu mon mode d’alimentation quotidien.

J’ai essayé différent protocole de jeûne intermittent pour adopter celui qui m’était le plus bénéfique.

Le jeûne intermittent peut être dévastateur s’il est mal utilisé.

Dans cet article je vais donc vous expliquer comment bien structurer votre jeûne intermittent pour en retirer tous le bénéfices.

Pourquoi existe-t-il plusieurs formes de jeûne intermittent?

Les récentes études démontrent que le jeûne intermittent augmente la durée de vie des rongeurs.

Les jeûne intermittent permet aussi une amélioration de grands marqueurs de santé comme :

–  La réduction du stress oxydatif

–  Une augmentation de la sensibilité à l’insuline et de la perte de graisse

–  Une meilleure capacité à résister au stress, à la maladie et au vieillissement

Depuis que le jeûne intermittent est passé du régime malsain à l’élixir de jeunesse, de nombreux gourous du fitness et des régimes alimentaires l’on utilisé à des fins lucratives.

Chacun a créé sa propre forme de jeûne intermittent pour se démarquer des autres, Il existe donc maintenant de nombreuses variantes.

Jeûner toute la journée, quelques heures par jour, deux ou trois jours par semaine ou plusieurs jours par mois.

Certains recommandent de sauter le petit déjeuné d’autre le diner.

Avec toutes ces formes de jeûne intermittent qui circulent, il devient difficile de savoir lesquels sont réellement bénéfiques.

Le jeûne intermittent et les cycles biologiques de votre corps

Pour savoir comment gérer les différentes phases de votre jeûne intermittent, vous devez comprendre comment fonctionne les cycles biologiques de votre corps.

Votre horloge interne, qui est sous le contrôle de vos rythmes circadiens, est un facteur essentiel dans votre vie pour prospérer et être en bonne santé.

C’est le noyau suprachiasmatique (SCN), situé dans l’hypothalamus, qui contrôle vos rythmes circadiens.

De nombreux aspects de votre comportement ont leur propre rythme circadien, comme votre sommeil, votre activité physique, votre vigilance, votre taux d’hormones, la température de votre corps, vos fonctions immunitaires, votre capacité à digérer les aliments, assimilé les nutriments et éliminer les toxines.

Si vous allez à l’encontre de votre horloge interne, en travaillant pendant vos heures de sommeil ou en mangeant au mauvais moment par exemple, vous risquez de rencontrer des problèmes de sommeil, des agitations, des troubles digestifs, de constipation, de la fatigue chronique, des envies de sucrerie, de prendre de la graisse et de diminuer votre résistance au stress.

La plupart des programmes de jeûne intermittent sont en décalage avec le timing de votre horloge interne.

Si vous mangez sans tenir compte de vos rythmes circadiens, vous allez dérégler votre horloge interne et dévaster les fonctions vitales de votre corps.

Vous ressentirez certainement les effets secondaires sur votre métabolisme qui va se désynchroniser.

Quand faut-il jeûner et manger pendant le jeûne intermittent?

Votre corps est programmé pour une alimentation nocturne.

Toutes vos activités, y compris votre alimentation, sont contrôlées par votre système nerveux autonome qui fonctionne autour de votre horloge circadienne.

Au cours de la journée, votre système nerveux sympathique (SNS) met votre corps dans un mode actif, de dépense d’énergie.

En fin de journée et pendant la nuit, votre système nerveux parasympathique (SNPS) prend le relais et met votre corps dans un mode de reconstitution des réserves d’énergie, de détente et de somnolence.

Ces deux parties de votre système nerveux autonome se complètes comme le yin et le yang.

Votre SNS qui est stimulé par le jeûne et l’exercice, vous permet de rester alerte et actif et vous donne une capacité à résister au stress et à la faim une bonne partie de la journée.

Votre SNPS qui est stimulé par votre alimentation, vous rend plus détendu et somnolent, avec une meilleur capacité à digérer et reconstituer les éléments nutritifs tout au long de la nuit.

C’est ainsi que fonctionne normalement votre système nerveux autonome.

Mais ce système est très vulnérable aux perturbations

Si vous mangez au mauvais moment, comme un grand repas pendant la journée, vous inhibez votre SNS et activez le SNPS qui vous rendra somnolent et fatigué, plutôt qu’actif et vigilent pendant vos heures de travail pendant la journée.

Au lieu de dépenser de l’énergie et bruler vos graisses, vous allez stocker de l’énergie et prendre de la graisse.

Votre phase de jeûne doit donc être effectuée pendant votre période d’activité et votre phase d’alimentation juste avant et pendant votre période de détente et de sommeil.

Pour la majorité d’entre nous il est donc préférable de ne pas manger le matin et de commencer à s’alimenter après au moins 16h00 de jeûne.

Merci de laisser un commentaire si dessous au sujet du jeûne intermittent

  • Simon dit :

    Bonjour, j’ai 18 ans je mesure 1m80 pour 73 Klgs, puis-je utiliser le jeûne intermittent à mon age?

    • Nicolas dit :

      Salut Simon,

      Tu peux commencer le jeûne intermittent à partir du moment où ta croissance physique est terminée et que tu te sens prêt mentalement.
      Dans ton cas, ce serait plus pour augmenter ton énergie et ta vitalité ou faire fondre tes graisses?

      Amicalement,

  • Styv dit :

    Très intéressant et bien écrit, comme tous les articles que j’ai pu lire jusqu’ici!

    J’ai 33 ans, je suis de type ectomorphe mais après bien des années à manger n’importe quoi et ne plus faire de sport j’ai accumulé une jolie bouée que j’aimerai éliminer (~20% masse graisseuse).
    Je me suis remis il y a 4 semaines, avec un programme strict, à faire pompes, abdo, pull-ups… et les jours off je fais de la corde à sauter en mode Tabata. J’ai également mis au point un plan nutritionel classique de « sèche » (5 repas par jour, 2g protéines/kg, 1g lipides/kg, 1700 kcal) mais j’ai l’impression d’aller à l’encontre de ce que mon corps me dicte et n’ai pas d’indices de résultats probants.

    Avant j’avais pour habitude de ne pas manger le matin, et peu le midi du coup je pense appliquer un jeune intermittent au lieu du plan classique mais j’ai les questions suivantes:

    1. Les 16h de jeune démarrent quand théoriquement? Après le dernier aliment ingéré? Genre si je ne mange plus rien dès 23h, je casse le jeune à 15h? Est-ce un cycle correct?

    2. Pendant la phase d’alimentation je dois théoriquement me carrer 160g de protéines pour ne pas perdre de la masse musculaire (le peu que j’ai). Comment étaler efficacement ces 160g?

    3. En combien de temps l’organisme va s’adapter à ce rythme?

    4. (Forcément) En combien de temps suis-je sensé voir les premier résultat en terme de perte de masse graisseuse?

    J’ai un peu raconté ma vie, mais d’avance merci des réponses 😉

    • Nicolas dit :

      Salut Styv,

      Premièrement écoutes ton corps avant tout, il ne faut pas aller à l’encontre de ton instinct et de tes sensations.
      5 Repas par jour ne sont pas nécessaires, 3 sont largement suffisants.

      1- Oui c’est un cycle correcte avec 16h00 de jeûne
      2- Vue que tu reprends la musculation, calculs de préférence tes quantités de protéines par rapport à ta masse maigre.
      Repartis tes protéines équitablement sur tes différents repas et assures toi de consommer la majorité de tes protéines après tes entraînements.
      3- Ça dépend des personnes une semaine ou deux.
      4- Relativement rapidement, en fonction de tes apports caloriques et nutritionnels et de l’intensité de tes entraînements.

      Amicalement,

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